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Oignon – Planter les oignons

Planter les oignons aujourd’hui :




L’oignon ne doit être semé que sur un terrain fumé l’année précédente; s’il est semé sur une fumure récente, il devient à la vérité fort gros, mais il ne se conserve pas.

Plusieurs variétés d’oignon sont admises dans la culture maraîchère; elles se sèment soit en automne, soit au printemps, selon le climat plus ou moins méridional sous lequel elles sont cultivées.

Plantation de l’oignon selon les anciens

Oignon blanc. — Sous le climat de Paris, on sème l’oignon blanc au mois de mars, immédiatement en place. On peut aussi le semer dans la seconde quinzaine d’août, pour repiquer le plant en octobre dans les terres légères, et au mois de mars de l’année suivante dans les terres fortes. Quelle que soit l’époque à laquelle l’oignon est repiqué, selon la nature du terrain, après avoir préparé le sol par un bon labour, on le divise en planches de 1 mètre 30 de largeur, sur chacune desquelles on trace douze lignes parallèles.

Tout étant ainsi disposé, on arrache le plant avec précaution; on retranche l’extrémité des racines et celle des feuilles les plus longues pour faciliter la reprise, puis le plant est repiqué au plantoir, à 10 centimètres de distance dans les ligues.

plantation oignon

Dans les planches d’oignon repiqué en automne, on peut répandre un peu de graine de mâche, dont la récolte se fait de bonne heure au printemps. Des binages et quelques arrosements, quand le printemps est sec, sont les seuls soins de culture qu’exige l’oignon blanc, qui est bon à récolter dès le mois de mai. Le terrain disponible par l’enlèvement de cette récolte peut recevoir une plantation de choux de Milan, de choux-fleurs semés dans les premiers jours de mai, de romaine et de chicorée; on peut aussi l’utiliser en y semant des navets, des épinards ou des mâches.

Indépendamment des oignons blancs semés en automne, on plante dans le midi de la France, à la fin d’août et au commencement de septembre, de gros oignons blancs dont on mange les caieux. Les premiers se mangent en février, et la récolte se continue jusqu’à ce que les oignons commencent à former leur tige florale.

Oignon jaune et oignon ronge. — Ces deux espèces d’oignons se sèment, aux environs de Paris, dans la seconde quinzaine de février ou dans la première quinzaine de mars. On emploie 150 grammes de graine par are; on ajoute à cette quantité 15 grammes de graine de poireau par are, ou bien un peu de graine de laitue à couper.

On donne, aussitôt après les semis, un léger hersage pour mêler la graine à la terre, puis on répand par-dessus un peu de terreau fin pour la recouvrir très légèrement. Dès que l’oignon est bien levé, on éclaircit le plant là où il se trouve trop épais. Les oignons reçoivent quelques binages dans le courant de l’été; si la terre est légère et sèche, ils doivent aussi être arrosés pendant les fortes chaleurs. Les oignons sont récoltés à la fin d’août et au commencement de septembre; les poireaux qui ont végété en même temps continuent à occuper le terrain jusqu’à la fin de l’automne.

Bien que ce mode de culture offre une grande économie de temps et de main-d’œuvre, on préfère dans beaucoup de localités semer les oignons jaune et rouge durant la seconde quinzaine d’août, pour avoir du plant bon à repiquer, en février et mars, à 15 ou 20 centimètres de distance en tous sens. On prépare le plant au moment de le repiquer, comme je l’ai indiqué pour l’oignon blanc. En Bretagne, l’oignon est aussi repiqué; mais, en raison du climat rude de ce pays, les semis se font seulement en janvier et février; le plant n’est jamais repiqué qu’au mois de mai.

Une autre méthode est aussi usitée avec succès pour la culture de l’oignon par le repiquage. Voici en quoi elle consiste : on sème en mai ou juin l’oignon excessivement serré; on en obtient des milliers de très petits oignons qui sont arrachés à la fin d’octobre ou au commencement de novembre. On les conserve au grenier, à l’abri de l’humidité pendant l’hiver; on les plante au mois de février à 15 ou 20 centimètres en tout sens. Les oignons ainsi cultivés deviennent ordinairement très gros; ils sont bons à récolter en mai et juin.

Oignon d’Égypte, ou Rocambole. — On cultive sous le nom d’oignon d’Egypte ou rocambole un oignon qui produit, au lieu de semences, des bulbilles ou petits oignons dont on se sert pour la multiplication. Ces bulbilles se plantent en mars, à la distance de 10 à 15 centimètres les uns des autres en tout sens. Chaque bulbille devient un gros oignon qu’on arrache quand les feuilles commencent à jaunir; on conserve ces oignons comme ceux des autres espèces. Au printemps, on en plante quelques-uns choisis parmi les plus beaux; ils ne tardent pas à produire la provision de bulbilles nécessaire pour la plantation de l’année suivante.

planter oignons

Oignon patate, ou Oignon pomme de terre. — On cultive dans quelques localités cet oignon, qui se recommande également par sa précocité et par l’abondance de ses produits. Il se multiplie par ses caïeux plantés en février, ou même plus tôt si l’état de la température le permet, à la distance de 30 à 40 centimètres les uns des autres. Durant le cours de leur végétation, ils doivent recevoir plusieurs buttages destinés à favoriser le développement des bulbes qui se forment en grand nombre autour de l’oignon mère.

Les oignons, quelle que soit l’espèce adoptée, à quelque mode de culture qu’ils aient été soumis et à quelque époque de l’année qu’ils soient récoltés, doivent, après avoir été arrachés, rester pendant quelques jours sur le terrain pour achever de mûrir. Alors ils sont étalés sur le plancher d’un grenier, ou bien liés en longues bottes au moyen de leurs fanes tressées, et suspendus en cet état aux poutres du grenier.

Graine d’oignon

Les oignons les plus beaux de chaque espèce, mis à part comme porte-graines, sont plantés en février et mars. Les ombelles ou têtes chargées de graines sont coupées au mois d’août, liées en bottes et suspendues au grenier; la graine, conservée dans ses capsules, garde ses propriétés germinatives pendant trois ans.

 

Jardinage bio

 

Culture de l’oignon.

— La culture est des plus faciles, elle se fait de plusieurs façons, selon les contrées. Dans le Midi et le Sud-Ouest, on sème en août-septembre, en planche ou en place ; on repique en octobre novembre et en janvier, février, mars. Dans le Nord et le Centre, on sème en février et mars, en place, par travées ou planches larges. Quand le plant est assez fort, on éclaircit et on repique dans les parties où la graine a manqué. On sarcle ; il n’y a qu’à attendre la maturité. Ce procédé est facile, il donne de bons résultats : cependant, les produits sont moins beaux que par la méthode du
Midi où les plants sont repiqués.

L’oignon se plaît de préférence dans les terres légères, riches en humus ; les engrais liquides lui conviennent, et, en les renouvelant souvent, on peut obtenir de magnifiques produits. Les jeunes plants, que l’on destine à être repiqués, doivent subir une opération préalable, qui consiste à retrancher les racines d’environ la moitié de leur longueur totale, sans toucher aux feuilles. Il ne faut pas les enterrer beaucoup; aussitôt la plantation, on arrose. Les autres soins consistent en binages légers et sarclages.

Quand on veut obtenir de très petits oignons, qu’on emploie entiers et qui sont toujours très estimés sur les marchés, on sème très épais en février ou mars, on arrose si besoin est, pour favoriser la levée, puis on n’arrose plus que rarement; de cette façon on obtient de tout petits bulbes, parfaitement sains qui, l’année suivante, replantés comme déjeunes plants, donnent d’assez beaux produits à la fin de l’été.

Les jeunes semis se trouvent bien d’être recouverts de tan ou de marc de raisin : c’est une méthode adoptée par les cultivateurs du Sud-Ouest, qui s’en trouvent bien. De même que pour forcer et activer la végétation des oignons blancs de primeurs, au printemps, il faut ajouter à l’engrais une certaine quantité de plumes de volaille.

La récolte des oignons se fait lorsque les feuilles sont complètement jaunies et desséchées. On peut en activer la maturité en couchant les tiges sur le sol, soit avec un râteau ou tout simplement avec le pied. On prétend même que cette opération favorise le grossissement du bulbe.

Variétés.

—Les variétés d’oignons sont très nombreuses.

Parmi les variétés hâtives : Oignon blanc petit extra-hâtif de Barletta. — Oignon blanc hâtif de la Reine. — Oignon très hâtif de Nocéra. — Oignon blanc hâtif de Paris. — Oignon blanc hâtif de Valence, etc.

Comme Variétés de bonne garde, nous citerons : Oignon jaune de Danvers. – Oignon jaune paille des vertus – Oignon jaune de Lescure. – Oignon géant de Zittau – Oignon jaune soufre d’Espagne – Oignon jaune de Trebons – Oignon piriforme jaune hâtif. – Oignon rouge pâle ordinaire. – Oignon rouge pâle de Niort – Oignon d’Aigre. – Oignon géant de Rocca – Oignon de Madèrerond
et plat. – Oignon rouge foncé – Oignon rouge plat d’Italie, etc.

Graines d’oignon.

— En automne, ou en février, mars, on fait choix des plus beaux oignons, qu’on plante en lignes espacées de 40 à 45 centimètres, on met à 20 centimètres sur la ligne. Lorsque les hampes florales sont suffisamment développées, comme la tête est très lourde, on les attache avec des piquets et des lattes; sans cette précaution, le vent a bien vite fait de les détruire en les détachant de la base. Une fois mûrs on les réunit par bottillons et on les suspend dans un endroit sec et bien aéré. Une fois secs, on extrait les graines en les frottant entre les mains ou sur un crible, et, pour bien les nettoyer rapidement, on plonge le tout dans un vase rempli d’eau : les meilleures graines se précipitent au fond on les recueille et on les étend à l’ombre sur des linges ou des planchettes pour les faire sécher. Elles se conservent bonnes pendant deux ans.

Maladies de l’oignon, Animaux nuisibles.

— L’oignon peut être atteint de plusieurs maladies parasitaires. La plus terrible est un rhizoctonia, qui débute dans la partie inférieure et intérieure du bulbe; les parties atteintes dégagent une odeur infecte. La rouille attaque quelquefois les feuilles, qui se dessèchent alors rapidement.

Que faire avec l’oignon

— L’oignon sert journellement en cuisine et il serait même difficile de s’en passer; on le confit au vinaigre comme les cornichons. Dans le Midi, les gens de la campagne le mangent cru, à la poivrade. On prétend que c’est un aliment assez sain.

Culture de l’oignon d’Egypte ou Rocambole

Genre d oignon différant beaucoup des autres races par son port et son genre de végétation. La tige, qui monte chaque année , produit à son sommet des petits bulbilles , qui tiennent lieu de graines.

On plante ces petits bulbilles au printemps, en lignes à 25 centimètres de distance, dans un terrain sec plutôt qu’humide, car ils pourrissent facilement, par deux ensemble pour avoir une touffe plus forte. Ce n’est que l’année suivante qu’ils montent, et produisent à leur tour de nouveaux bulbilles; quant aux bulbes, ils sont moyens, mais, d’une conservation difficile, les bulbilles se conservent beaucoup mieux.

Que faire avec l’oignon d’Egypte.

— Même emploi que l’oignon.

Variétés.

– L’oignon de Catawissa, introduit d’Amérique, comme vivace, n’est qu’une sous-variété de l’oignon d’Egypte ; ses tiges sont plus hautes et moins renflées au milieu. Les bulbilles sont allongés, moins gros, très prolifères, car à peine à grosseur, ils développent eux-mêmes une tige fistuleuse, qui produit de nouveaux bulbilles de sorte que, sur un pied, il y a quelquefois deux ou trois étages
de pousses vertes et de bulbilles. Même culture que l’oignon d’Egypte.

Culture de l’oignon patate

L’oignon patate est une race particulière, qui produit une cépée comme les échalotes de Jersey.

On le plante en février ou mars, dans un sol meuble et bien fumé, de l’année précédente; mêmes soins de culture que les autres genres.

En juillet-août, on récolte les bulbes du centre et successivement, car il est assez rare qu’ils arrivent à maturité tous à la fois, c’est ce qui fait que beaucoup de cultivateurs en ont abandonnée culture; la conservation est d’autant plus difficile, que les bulbes sont gros. Ne produit pas de graines.

Usages.

— La chair est très sucrée et d’excellente qualité.

 

 

 

L’oignon aime une terre un peu substantielle, plutôt légère que forte, et redoute par-dessus tout les fumures fraîches.

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Culture des oignons

On cultive l’oignon de deux manières : par semis sur place, et par repiquage. Toutes les variétés de saison se sèment sur place. Le repiquage ne s’emploie guère que pour l’oignon blanc; cependant il peut rendre d’assez grands services quand on veut obtenir de très gros oignons, ce qui est souvent précieux dans les fermes, dans les communautés, etc…

L’oignon blanc hâtif se sème assez clair, en planches, vers le 15 août, pour repiquer en octobre, et dans les premiers jours de septembre, pour repiquer au printemps. Ce semis peut être fait dans une planche de salades. L’oignon craint la gelée, il est utile de le couvrir de litière pendant l’hiver.

Au mois d’octobre, on contre-plante l’oignon blanc dans les planches de fraisiers qui viennent d’être plantées dans un carré. Quand on repique l’oignon blanc au printemps, on le contre-plante dans un carré entre les fraisiers et les salades. Les oignons blancs, semés en août, et repiqués en octobre, sont bons à consommer en mai; ils font grand plaisir alors où les oignons conservés ne valent plus rien.

L’oignon blanc hâtif est précieux pour confire comme les cornichons; il n’est pas fort, et de plus il est très tendre. Pour cet usage, on le sème en mars, à la volée dans une planche, et très dru pour le récolter petit.

Quand on a besoin d’une assez grande quantité de très gros oignons, on sème en mai, en planche, et excessivement épais, l’oignon rouge pâle, dans un carré. On sème assez serré pour ne récolter que des oignons gros à peine comme une noisette. Ces oignons sont mûrs en septembre; on les arrache, et lorsqu’ils sont secs, on les conserve au grenier pour les repiquer en février ou mars de l’année suivante.

On fait ce repiquage en planches, sur des lignes distantes de 15 centimètres, et l’on repique les oignons à 10 centimètres de distance entre eux. Vers le mois de juillet on récolte des oignons monstrueux.

Toutes les variétés de saison, l’oignon blond des vertus, jaune plat, etc., se sèment en planches à la volée en février et mars. Mieux vaut en février, la récolte est faite un peu plus tôt; la terre débarrassée en juillet peut donner encore deux récoltes avant la fin de la saison.

J’ai dit que le battage du sol, n’était pas nécessaire pour l’oignon. On sèmera sur un labour fait depuis trois semaines ou un mois, le sol sera suffisamment ferme, et la récolte de la plus belle venue.

Les planches d’oignon devant recevoir plusieurs arrosements, on établira, avant de semer, un rebord tout autour des planches pour retenir l’eau des arrosements; on sèmera ensuite, et l’on recouvrira la graine d’un centimètre de terreau de couche.

Il faudra arroser jusqu’à la levée si le temps est sec, et opérer un premier sarclage, aussitôt que les mauvaises herbes paraîtront. On arrose de temps à autre pour maintenir le sol frais, jusqu’à ce que l’oignon ait acquis une certaine force. On donne un second sarclage, et même un troisième si cela est utile, et l’on suspend les arrosements, qui, s’ils étaient trop fréquents, empêcheraient les oignons de tourner. Lorsque les oignons sont bien tournés, et ont acquis tout leur développement, on abat les tiges à leur naissance; il ne faut pas les couper, mais les meurtrir et les coucher, avec le dos d’un râteau pour hâter la maturation de la bulbe ; quand on a peu d’oignons, on peut tordre les tiges avec la main, mais le dos du râteau est plus expéditif.

Aussitôt que les tiges sont entièrement fanées on arrache les oignons. Il faut toujours choisir un temps très sec pour cette opération. On les laisse exposés au soleil, pendant quatre ou cinq jours dans une allée, et ensuite on les rentre dans un grenier très sec, et à l’approche des froids on les couvre avec de la paille pour qu’ils ne gèlent pas.

On peut semer des carottes hâtives suivies d’un semis de mâche, après la récolte des premiers oignons, ou trois récoltes de salades, à l’aide des contre-plantations.

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 Plantation des oignons

Il y en a sept espèces très distinctes, qui sont le rouge rond, le pâle, le blanc rond, le long rouge, le long blanc, l’oignon d’Espagne, et le petit oignon de Florence.

L’oignon rouge et le pâle sont les deux espèces les plus généralement cultivées; le rouge est plus estimé, parce qu’il est plus doux, mais le pâle a l’avantage de se conserver plus longtemps. Ces deux espèces demandent la même culture, et se sèment à la même époque, à la fin de février dans les terres légères, et à la fin de mars dans les terres fortes; on peut aussi les semer au mois d’août, et les repiquer en novembre; leur croissance est alors plus rapide; mais ils se conservent moins longtemps. Elles demandent une terre grasse, mais non fumée; elles réussissent très bien dans les terres qui ont porté des choux l’année précédente, et qui ont reçu deux labours, l’un en octobre, et l’autre un mois avant le semis.

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On les sème à la volée par un beau jour. On trépigne le semis si l’on manque de terreau pour le recouvrir, il commence à lever au bout de trois semaines; quelques jours après on le sarcle; et si la terre est un peu sèche, on lui donne une mouillure pour faciliter l’arrachement des mauvaises herbes. On continue de l’arroser, et on le sarcle une seconde et une troisième fois s’il en a besoin; et lorsqu’il est un peu fort, on l’éclaircit de manière qu’il y ait 10 centimètres de distance entre chaque plant; dès que le bulbe commence à tourner, c’est-à-dire à s’arrondir, on cesse de l’arroser, à moins d’une sécheresse extrême. Dans certains pays on se dispense même de l’arroser, à quelque époque qu’il soit de sa croissance.

Quand l’oignon est tout-à-fait tourné et à peu près à sa grosseur, on abat et on tond la fane avec les mains au dessus du fruit, ou bien on roule un tonneau sur toute la planche; le but de cette opération est d’arrêter le cours de la sève, pour qu’elle tourne tout entière au profit de la racine. Enfin lorsque la fane commence à jaunir, on arrache les oignons, et l’on coupe la fane à deux 5 centimètres au dessus du fruit; on les laisse étendus par terre pendant une quinzaine de jours pour qu’ils achèvent de s’aoûter, et on les rentre dans le grenier, où l’on s’occupe de les dépouiller de la terre qui les recouvre et des pellicules qui s’en détachent. Aux approches des grandes gelées on les ramasse en tas, et on les recouvre de paille sèche; si l’on a négligé cette précaution, et qu’on ait été surpris parla gelée, il ne faut pas croire les oignons perdus: car ils reviennent d’eux-mêmes à leur premier état, pourvu qu’on ne les touche pas jusqu’à ce qu’ils soient bien dégelés; cet échec leur ôte néanmoins une partie de leur force.

Il y a une autre manière d’élever l’oignon rouge, qui paraîtra surprenante, mais qui n’en est pas moins sûre. Lorsqu’on éclaircit, au mois de juin, les planches qu’on a semées en mars, on ramasse les plants qu’on arrache, et qui se trouvent le plus souvent perdus. On les étend fort clair dans un lieu bien aéré, où on les abandonne à eux-mêmes; on peut même les laisser en plein air dans le jardin, sur quelque plate-bande, jusqu’à l’automne, saison où il faut les mettre à couvert. La fane sèche, mais le pied se conserve, et l’oignon se forme de la grosseur d’une aveline, quoiqu’il ne reçoive aucune nourriture de la terre. Remis en terre au mois de novembre, Ou, si l’on veut, après l’hiver, il prend racine, et grossit de manière à se trouver bon à la fin de mai; il sert pendant tout l’été, mais n’est pas de garde pour l’hiver.

On obtient le même résultat en semant dans la saison ordinaire, aussi épais que possible, et en abandonnant le semis à lui-même jusqu’au mois de février, sans l’éclaircir ni le mouiller, quelque besoin qu’il paraisse en avoir; il suffit de le sarcler. Les bulbes, se trouvant pressées ne dépassent pas la grosseur d’une noisette; on les arrache, et on les replante en février. Elles se trouvent bonnes en mai mais il faut avoir soin, à mesure qu’elles poussent leur montant, de le couper au niveau.des dernières feuilles.

Les pieds destinés à la production de la graine se plantent sur ados avant ou après l’hiver, à 15 centimètres de distance, et s’enterrent à 5 cm environ de profondeur.

L’oignon commence à pousser sa tige au mois de mai; quand elle est à peu près parvenue à sa hauteur, et que sa tête est formée, ce qui arrive sur la fin de juin, on la soutient avec des échalas auxquels on lie plusieurs têtes ensemble, ou, faute d’échalas, en liant cinq à six têtes ensemble avec de la paille ou du jonc. On sarcle les plants, et on les arrose quelquefois pendant les grandes chaleurs, surtout lorsqu’ils sont placés le long d’un mur. A la maturité de la graine on coupe les têtes, en leur laissant un pied de tige pour pouvoir les lier ensemble et les suspendre au plancher ou contre un mur les têtes en haut, après les avoir laissées pendant quelques jours étendues au soleil sur un drap. La graine qui se détache naturellement est préférable à l’autre; il faut la mettre à part. Elle est aussi meilleure à semer la seconde année que la première; elle lève plus tôt, et le fruit tourne mieux.

L’oignon rond offre deux variétés, l’une hâtive, l’autre tardive; elles se distinguent par la fane, la tardive l’ayant beaucoup plus grosse que l’autre; du reste elles se ressemblent parfaitement. Ces deux variétés demandent la même culture que l’oignon rouge, mais elles ne se sèment pas en même temps. La hâtive se sème aux mois de juillet et d’août jusqu’à la mi-septembre, et se replante en octobre à 10cm de distance; elle passe fort bien l’hiver, et fournit pendant tout l’été. La tardive se sème en février et en mars, et se conserve tout l’hiver.

L’oignon long, rouge et blanc, est peu connu dans les environs de Paris; mais il est très recherché en Provence. Il se sème au printemps, et se cultive comme les autres espèces; mais il est difficile sur le choix du terrain. Il se conserve tout l’hiver. L’oignon d’Espagne ou de Catalogne est très gros et relevé en pointe tant du côté de la racine que du côté du cœur; il y en a de blancs et de rouges. II ne se conserve pas longtemps. Même culture que les précédents.

L’oignon de Florence est un petit oignon blanc de la grosseur d’une noisette, extrêmement doux et tendre. Sa culture n’a rien de particulier, si ce n’est qu’il demande de fréquents arrosements.

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