Faux pas cher

Mes articles sont très complets donc longs ;) Cliquez ici pour aller directement à ce qui vous intéresse. ____ SOMMAIRE DE CETTE PAGE ____ >>>

Où acheter une faux au meilleur prix ?

PROFITEZ DES PROMOS !

Voici une sélection des meilleures ventes de faux sur Amazon. Vous y trouverez surement celle correspondant à vos attentes. Certains de ces articles bénéficient d’une réduction,  (ceux avec le petit rectangle vert indiquant le montant de la réduction, en haut à droite de la fiche) pour faire de bonnes affaires et vous faire plaisir, mais attention : la durée de ces promotions est parfois courte, alors profitez-en vite !

La Faux : Guide Complet pour Faucher Efficacement!

Le bruit assourdissant de la tondeuse ou de la débroussailleuse vous épuise ? Vous cherchez une manière plus douce, plus respectueuse de la nature pour entretenir vos espaces verts ? Alors, il est temps de (re)découvrir la faux ! Loin d’être un outil dépassé, cet instrument ancestral fait un retour remarqué dans nos jardins. C’est une solution écologique, silencieuse et étonnamment efficace pour couper l’herbe, le foin ou même certaines broussailles.

Mais qu’est-ce qu’une faux exactement ? C’est un outil de coupe manuel, très simple dans sa conception : une longue lame courbée et très affûtée, fixée à un long manche équipé de poignées. Son but : trancher l’herbe d’un geste ample et régulier.

Pourquoi cet outil connaît-il un regain d’intérêt aujourd’hui ? Parce qu’il répond à de nombreuses préoccupations actuelles : il est parfaitement écologique (zéro carburant, zéro émission), totalement silencieux, il constitue un excellent exercice physique complet, il est économique à l’usage et bien plus respectueux de la petite faune du jardin que les outils motorisés.

Il existe différents types de faux, et son utilisation demande un peu de technique, notamment pour l’entretien de la lame (le fameux « battage » et l’affûtage). Mais n’ayez crainte !

Ce guide complet va vous accompagner pas à pas : découvrez les secrets de la faux, apprenez à choisir celle qui vous convient, à la monter correctement, à maîtriser le geste du faucheur, et surtout, à entretenir sa lame pour qu’elle reste toujours tranchante et efficace. Préparez-vous à une nouvelle expérience de jardinage, plus calme et connectée à la nature !

Qu’est-ce que la Faux et Pourquoi l’utiliser aujourd’hui ?

Description de l’outil : Simple et Efficace

La faux est un outil de coupe manuel composé de deux parties principales :

  1. La Lame : Une longue pièce de métal (acier), fine et courbée, avec un bord intérieur très tranchant. Sa longueur et sa courbure varient selon l’usage.
  2. Le Manche (appelé aussi « Roye ») : Un long manche, traditionnellement en bois mais parfois en métal léger, sur lequel sont fixées une ou (le plus souvent) deux poignées réglables (appelées « manettes »). La lame est fixée à l’extrémité inférieure du manche par un système d’anneau ou de virole.

L’ensemble est conçu pour permettre à l’utilisateur de couper l’herbe à sa base par un mouvement de balancier ample, en utilisant le poids du corps et un minimum de force si l’outil est bien affûté et bien réglé.

Son usage traditionnel et ses applications modernes

Historiquement, la faux était l’outil principal pour :

  • Couper l’herbe pour nourrir le bétail (faire les foins).
  • Moissonner les céréales (blé, avoine, seigle…).

Aujourd’hui, avec l’arrivée des machines agricoles, son usage a diminué, mais elle trouve une nouvelle jeunesse dans nos jardins et pour l’entretien écologique des paysages :

  • Entretien des prairies fleuries : Permet une coupe haute qui préserve les fleurs et les insectes, souvent une fois par an après la montée en graines.
  • Zones difficiles d’accès : Talus en pente, bords de fossés, zones humides où les machines sont peu pratiques ou dangereuses.
  • Coupe des hautes herbes et broussailles légères : Pour nettoyer une parcelle en friche ou un coin de jardin sauvage (avec une lame adaptée).
  • Désherbage de grandes surfaces : Une alternative pour faucher des zones d’adventices sans utiliser de produits chimiques.
  • Alternative silencieuse et écologique : Dans les jardins résidentiels, les parcs naturels, les éco-quartiers, ou simplement pour ceux qui recherchent la tranquillité et un impact environnemental minimal.

Les avantages de la faux : Pourquoi vous allez l’aimer !

Utiliser une faux aujourd’hui, ce n’est pas juste un retour au passé, c’est profiter de nombreux avantages concrets :

  • Écologique puissance 10 : Zéro carburant, zéro électricité, zéro émission polluante. Juste votre énergie !
  • Silence absolu : Quel plaisir de faucher au petit matin en entendant seulement le chant des oiseaux et le doux « swish » de la lame dans l’herbe ! Idéal pour ne pas déranger les voisins ou la faune.
  • Respectueuse de la faune : Le mouvement lent et régulier de la faux laisse le temps aux petits animaux (insectes, grenouilles, petits mammifères…) de s’échapper, contrairement aux lames rotatives des tondeuses ou débroussailleuses qui les hachent souvent.
  • Un excellent exercice physique : Faucher fait travailler tout le corps de manière harmonieuse : les jambes, le dos (s’il est bien droit !), les abdominaux, les bras… C’est un exercice complet et en plein air !
  • Économique à l’usage : Une fois l’investissement initial réalisé (faux, pierre à aiguiser, éventuellement matériel de battage), il n’y a plus de frais de carburant ou d’électricité.
  • Une coupe nette : Si la lame est bien affûtée et la technique maîtrisée, la faux réalise une coupe très nette à la base de l’herbe, ce qui est meilleur pour la repousse qu’une coupe déchiquetée.

Convaincu(e) par ces atouts ? Voyons maintenant plus en détail les composants de cet outil fascinant.

Anatomie de la Faux : Lame, Manche et Fixations

Pour bien comprendre comment choisir et utiliser une faux, il est utile de connaître ses différentes parties.

La Lame : Le cœur tranchant de l’outil

  • Forme et Courbure : La lame est longue et courbée. Cette courbure n’est pas juste esthétique, elle permet à la lame de glisser plus facilement dans l’herbe et de la ramener vers le talon pour une coupe efficace. La courbure peut varier : plus droite pour les broussailles, plus courbée pour l’herbe fine.
  • Matériau : Elle est toujours en acier. La qualité de cet acier et la manière dont il a été travaillé (la « trempe ») sont cruciales pour la capacité de la lame à garder son tranchant et à résister.
  • Types de Lames : On distingue principalement deux grandes familles :
    • Lame traditionnelle (ou « européenne ») : Souvent plus épaisse et plus rigide. Elle demande un battage régulier (voir section VI) pour maintenir un fil très fin, suivi d’un affûtage à la pierre. Elle est parfois considérée comme plus durable mais demande plus de savoir-faire pour l’entretien.
    • Lame autrichienne (ou « alpine ») : Généralement plus légère, plus fine et un peu plus souple. Certaines sont vendues « prêtes à l’emploi » ou demandent un battage moins fréquent ou plus facile (parfois réalisable avec une molette spéciale). Elles nécessitent par contre un affûtage plus fréquent à la pierre pendant le travail. Elles sont souvent préférées par les débutants ou pour l’herbe fine.
  • Longueur de la lame : Elle varie de 40 cm (pour les zones difficiles ou les broussailles) à plus de 90 cm (pour faucher de grandes prairies plates et dégagées). Une longueur de 60 à 75 cm est souvent un bon compromis polyvalent pour un jardin.
  • Le « Talon » : C’est la partie la plus large de la lame, celle qui est fixée au manche.
  • Le « Nez » ou la « Pointe » : L’extrémité de la lame.
  • Le « Fil » : Le bord tranchant de la lame.
  • Le « Dos » : Le bord opposé au fil, souvent renforcé.

Le Manche (ou Roye) : Pour la prise en main et le mouvement

  • Matériau :
    • Bois (Frêne, Hêtre…) : Le choix traditionnel. Le bois a l’avantage d’être agréable au toucher et d’absorber naturellement les vibrations. Il demande un peu d’entretien (huilage).
    • Métal (Aluminium, Acier léger) : Plus moderne. Avantages : léger, ne demande pas d’entretien particulier, insensible à l’humidité. Inconvénient : peut transmettre un peu plus les vibrations.
  • Forme : Le manche est généralement courbé de manière ergonomique pour s’adapter au mouvement naturel du corps lors du fauchage. Certains manches plus anciens ou spécifiques peuvent être droits.
  • Les Poignées (Manettes) : Ce sont les prises pour les mains, fixées sur le manche.
    • Il y en a généralement deux : une pour chaque main.
    • Leur positionnement est crucial et réglable. Un bon réglage (voir section IV) est essentiel pour faucher sans se fatiguer et sans se faire mal au dos.
    • Elles sont souvent en bois ou en plastique ergonomique.

Le Système de Fixation (Anneau / Virole) : Le lien vital

  • C’est la pièce métallique qui permet de fixer solidement le talon de la lame à l’extrémité inférieure du manche.
  • Ce système utilise souvent un anneau et une ou plusieurs vis ou clavettes pour serrer la lame sur le manche.
  • Il est très important que cette fixation soit robuste (pour résister aux efforts) et qu’elle permette un réglage précis de l’angle de la lame par rapport au manche (le « lay »). Un mauvais angle rendra le fauchage difficile et inefficace.

Bien Choisir sa Faux : Adapter l’outil à l’utilisateur et à l’usage

Acheter une faux n’est pas anodin. Pour qu’elle devienne une alliée et non une source de frustration, il faut bien la choisir en fonction de plusieurs critères.

  1. L’Usage Prévu : Que voulez-vous couper ?
    • Herbe fine à moyenne, foin : Une lame plutôt longue (65-75 cm), type autrichienne ou traditionnelle, fera l’affaire.
    • Herbes hautes et denses, petites broussailles : Une lame plus courte (50-65 cm), plus robuste et peut-être un peu moins courbée (« lame de défrichage » ou « lame à broussailles ») sera plus adaptée.
    • Zones très difficiles, ronces légères : Une lame encore plus courte (40-50 cm) et très solide est nécessaire, mais la faux atteint ses limites ici.
  2. Le Type de Terrain : Plat ou accidenté ?
    • Terrain plat et dégagé : Une lame longue est possible pour aller vite.
    • Terrain accidenté, en pente, avec des obstacles (arbres, pierres) : Une lame plus courte (50-65 cm) sera beaucoup plus maniable et plus sûre.
  3. Votre Taille : L’ergonomie avant tout ! ‍♀️‍♂️
    • La longueur du manche est essentielle pour faucher confortablement et sans se faire mal au dos.
    • Comment choisir ? Une règle générale (à adapter) : Tenez-vous droit, posez le bas du manche (sans la lame) au sol devant vous. Le haut du manche devrait arriver environ au niveau de votre menton ou de vos épaules.
    • Plus important encore : assurez-vous que les poignées sont réglables pour pouvoir les positionner correctement par rapport à votre taille et à votre morphologie (voir section IV).
  4. Votre Préférence pour le Type de Lame : Battage ou pas ?
    • Êtes-vous prêt(e) à apprendre et pratiquer le battage régulièrement ? Alors une lame traditionnelle de qualité vous offrira un tranchant exceptionnel et durable.
    • Préférez-vous la légèreté et un entretien limité à l’affûtage fréquent (avec éventuellement un battage plus facile ou moins fréquent) ? Une lame autrichienne sera peut-être plus adaptée pour débuter ou pour un usage moins intensif.
  5. Matériau et Forme du Manche : Confort et durabilité
    • Choisissez entre bois (tradition, absorption des chocs) et métal (légèreté, sans entretien) selon vos préférences.
    • Assurez-vous que le manche est bien courbé pour une bonne ergonomie.
    • Vérifiez que les poignées sont réglables facilement et qu’elles offrent une bonne prise en main.
  6. Le Budget 
    • Une faux complète de qualité (manche + lame + anneau) coûte généralement entre 80 et 150 euros, voire plus pour des modèles très spécifiques ou de très haute qualité.
    • N’oubliez pas d’inclure dans votre budget les accessoires indispensables : une pierre à aiguiser (environ 10-20 euros) et, si vous optez pour une lame traditionnelle, le matériel de battage (enclume et marteau spécifiques, environ 50-80 euros).
  7. La Qualité de Fabrication 
    • La qualité de l’acier de la lame est primordiale. Recherchez des lames forgées de marques réputées.
    • Le bois du manche doit être solide (frêne, hêtre…) et sans défauts.
    • Le système de fixation doit être robuste.
  8. Les Marques Reconnues
    • Il existe des fabricants spécialisés, notamment en Autriche (comme Schröckenfux – FUX), en Suisse, ou des distributeurs de matériel de jardinage écologique qui proposent des faux de qualité. Renseignez-vous auprès de vendeurs spécialisés ou d’associations de faucheurs.

Prendre le temps de bien choisir sa première faux est essentiel pour démarrer sur de bonnes bases.

Monter et Régler sa Faux : L’Ergonomie avant tout

Une faux bien montée et surtout bien réglée à votre taille est la clé pour faucher efficacement et sans fatigue inutile. Voici les étapes principales.

1. Fixer la lame sur le manche

  • La plupart des faux modernes utilisent un système d’anneau avec une ou deux vis.
  • Glissez l’anneau sur le bas du manche.
  • Insérez le talon de la lame dans l’emplacement prévu sur l’anneau ou le manche.
  • Positionnez l’anneau correctement pour maintenir la lame.
  • Serrez fermement la ou les vis avec la clé fournie ou une clé adaptée. La lame ne doit absolument pas bouger une fois serrée.
  • Attention à l’angle ! L’angle entre la lame et le manche (le « lay ») est crucial. Normalement, le système de fixation impose un angle correct, mais assurez-vous que la lame n’est ni trop « fermée » (pointe trop vers le manche) ni trop « ouverte » (pointe trop vers l’extérieur). Elle doit être positionnée pour couper facilement lorsque vous effectuez le mouvement de balancier.

2. Positionner les poignées (manettes) : Le réglage le plus important !

Le bon positionnement des deux poignées est essentiel pour votre confort et pour éviter le mal de dos. Voici des règles générales pour un premier réglage (à affiner ensuite selon votre ressenti) :

  • La poignée basse (celle la plus proche de la lame) :
    • Tenez-vous droit, la faux posée verticalement devant vous, le bas du manche au sol.
    • Pliez votre avant-bras à 90 degrés (comme pour serrer la main). La poignée basse devrait se situer à peu près à la hauteur de votre coude dans cette position.
    • Autre méthode (souvent citée) : Posez la lame à plat au sol devant vous, manche à l’horizontale. La distance entre le début du manche (près de la lame) et la poignée basse doit être égale à la longueur de votre avant-bras + votre poing fermé (la « coudée »).
  • La poignée haute (celle du milieu du manche) :
    • Tenez-vous droit, la faux verticale à côté de vous. La poignée haute doit arriver à peu près au niveau de votre hanche (ou légèrement au-dessus).
    • Plus précisément : Si vous êtes droitier (vous fauchez de droite à gauche), elle doit être à hauteur de votre hanche gauche. Si vous êtes gaucher, à hauteur de votre hanche droite.
    • L’écartement entre les deux poignées doit correspondre à peu près à la largeur de vos épaules, pour une position naturelle.

Ce sont des points de départ ! Une fois les poignées fixées (serrez bien les vis !), faites quelques mouvements de fauchage à vide. Vous devez vous sentir à l’aise, sans avoir à vous pencher excessivement ni à forcer avec les bras. N’hésitez pas à ajuster finement la position et l’angle des poignées jusqu’à trouver VOTRE réglage parfait.

3. Vérifier l’angle de la lame (« Lay »)

L’angle que fait la lame par rapport au sol lorsque vous tenez la faux en position de fauchage est crucial. Si la lame est trop pointée vers le bas, elle va « piquer » dans la terre. Si elle est trop relevée, elle passera au-dessus de l’herbe.

Normalement, la conception du manche et de l’anneau de fixation donne un angle correct. Pour vérifier : posez la faux à plat sur un sol horizontal. Le dos de la lame devrait toucher le sol sur presque toute sa longueur, ou être très légèrement relevé à la pointe. Si ce n’est pas le cas, certains systèmes d’anneau permettent un petit ajustement.

Un bon réglage initial vous fera gagner beaucoup de temps et d’énergie par la suite !

La Technique de Fauchage : Le Mouvement Juste pour Moins d’Effort

Faucher n’est pas une question de force brute, mais de technique, de rythme et de fluidité. C’est un peu comme une danse ! Voici les bases pour bien démarrer.

1. La Posture du Corps : Stable et Droit

  • Tenez-vous debout, les pieds écartés à peu près de la largeur des épaules pour une bonne stabilité.
  • Gardez le dos le plus droit possible. Ne vous penchez pas en avant depuis la taille !
  • Fléchissez légèrement les genoux pour plus de souplesse.

2. La Position des Mains

  • Placez une main sur chaque poignée (manette). La prise doit être ferme mais détendue.

3. Le Mouvement de Balancier : La Danse du Faucheur

  • Le mouvement principal ne vient pas de vos bras, mais du pivotement de votre buste et de vos hanches. Imaginez que votre colonne vertébrale est un axe autour duquel vous tournez.
  • Le mouvement décrit un large arc de cercle devant vous. Pour un droitier, le mouvement commence avec la faux sur votre droite, et vous pivotez vers la gauche en laissant la lame trancher l’herbe. Pour un gaucher, c’est l’inverse.
  • Vos bras accompagnent le mouvement du corps, ils ne forcent pas pour « hacher » l’herbe.

4. L’Action de Coupe : Glisser, pas Frapper !

  • La clé est de faire glisser la lame le plus à plat possible sur le sol (ou juste au-dessus si le terrain est irrégulier). C’est le tranchant de la lame qui coupe l’herbe par un mouvement de cisaillement, comme des ciseaux.
  • N’essayez pas de frapper l’herbe ou de la couper par la force. Si vous devez forcer, c’est que votre lame n’est pas assez affûtée ou que votre technique n’est pas bonne.
  • Le mouvement doit être fluide et continu.

5. Avancer et Gérer la Largeur

  • Après chaque coup de faux (chaque « andain » coupé), faites un petit pas en avant pour attaquer la bande d’herbe suivante.
  • Ne cherchez pas à couper une bande trop large d’un coup, surtout au début ou si l’herbe est dense. Il vaut mieux prendre des bandes plus étroites (environ 10-20 cm de profondeur par coup) et avancer régulièrement.

6. Trouver son Rythme et Respirer

  • Le fauchage est une activité qui demande de l’endurance. Trouvez un rythme régulier qui vous convient, sans vous presser.
  • Coordonnez votre respiration avec le mouvement : par exemple, expirez pendant le mouvement de coupe.
  • Faites des pauses régulières, surtout au début, et profitez-en pour affûter votre lame (voir section suivante).

7. Techniques Spécifiques

  • Faucher en pente : Placez-vous toujours en amont de la zone à faucher (plus haut sur la pente) pour plus de sécurité et de facilité. Fauchez en travers de la pente.
  • Autour des arbres ou obstacles : Utilisez des mouvements plus courts et plus contrôlés. Une lame plus courte est plus maniable.
  • Herbes très denses ou versées (couchées) : Prenez des bouchées plus petites. Vous pouvez éventuellement utiliser la pointe de la faux pour relever un peu l’herbe avant de la couper.

N’oubliez pas : la pratique est essentielle ! Ne vous découragez pas si les premiers essais ne sont pas parfaits. Observez, ajustez votre position, votre geste, et surtout, gardez votre lame bien affûtée !

L’Entretien de la Lame : Affûtage et Battage (Planage)

C’est peut-être la partie qui impressionne le plus les débutants, mais elle est absolument essentielle. Une faux ne coupe bien que si sa lame est parfaitement entretenue. Un bon entretien repose sur deux actions complémentaires : l’affûtage fréquent et le battage occasionnel.

Pourquoi l’entretien est si crucial ?

Une lame de faux émoussée (qui ne coupe plus bien) :

  • Rend le travail inefficace : l’herbe plie au lieu de couper.
  • Demande un effort physique énorme et inutile.
  • Produit une coupe déchiquetée, mauvaise pour la repousse de l’herbe.
  • Augmente le risque d’accidents car on a tendance à forcer ou à faire des mouvements brusques.

Prendre soin de sa lame, c’est donc la clé pour un fauchage facile, efficace et agréable.

1. L’Affûtage (ou Aiguisage) : Le geste fréquent

  • Quand affûter ? Très souvent ! Dès que vous sentez que la lame « accroche » un peu moins l’herbe, qu’il faut commencer à forcer. Pour un fauchage intensif dans de l’herbe normale, il faut affûter toutes les 5 à 10 minutes environ. Oui, c’est fréquent, mais ça ne prend que 30 secondes ! Pour une herbe très fine ou un usage léger, ce sera moins souvent.
  • L’outil : Une pierre à aiguiser spéciale pour faux. Elle est souvent de forme ovale ou en forme de barque, et doit être utilisée humide. Gardez un petit récipient d’eau avec vous (un « coffinet » traditionnel) pour la mouiller régulièrement.
  • Comment affûter ? (Attention, toujours manipuler la lame avec précaution !)
    1. Tenez fermement la faux (par exemple, la lame pointée vers le haut, le dos appuyé contre votre jambe – attention ! Ou posée sur un support stable).
    2. Tenez la pierre humide dans l’autre main.
    3. Passez la pierre le long du fil tranchant (le bord intérieur de la courbe), en commençant près du manche (talon) et en allant vers la pointe.
    4. Le mouvement doit être léger, régulier, comme une caresse appuyée. Maintenez toujours le même angle (environ 20-30 degrés) entre la pierre et la lame.
    5. Affûtez des deux côtés de la lame : un côté en poussant la pierre, l’autre côté en tirant la pierre (ou alternez les faces de la pierre). Le but est de créer un fil très fin.
    6. Quelques passages de chaque côté suffisent. Vous devez sentir que la pierre « mord » légèrement le métal.

    *N’hésitez pas à regarder des vidéos ou à demander conseil pour bien maîtriser le geste au début.*

2. Le Battage (ou Planage) : Pour redonner vie au fil

  • Qu’est-ce que c’est ? Le battage est une technique plus avancée mais fondamentale, surtout pour les lames traditionnelles. À force d’affûter à la pierre, le fil de la lame s’épaissit et perd son tranchant initial. Le battage consiste à marteler très finement le bord tranchant de la lame sur une petite enclume spéciale pour amincir le métal et le « refouler », c’est-à-dire le repousser vers l’extérieur. Cela recrée un biseau très fin qui pourra ensuite être facilement affûté à la pierre.
  • Quand battre ? Beaucoup moins souvent que l’affûtage. Cela dépend de l’usage, du type de lame et de la qualité du battage précédent. Comptez toutes les 4 à 12 heures de fauchage environ, ou lorsque vous sentez que l’affûtage à la pierre ne suffit plus à redonner un bon tranchant.
  • Le Matériel :
    • Une enclume de battage : Petite enclume en acier avec une surface de travail très légèrement bombée et polie. Elle peut être pointue pour être plantée dans un billot de bois ou avoir une base plate.
    • Un marteau de batteur : Marteau spécifique avec une tête arrondie ou plate et polie.
  • La Technique de battage : C’est un savoir-faire qui demande de l’apprentissage et de la pratique !
    • Le principe est de poser le fil de la lame (sur 1 ou 2 mm de large) sur l’enclume et de le marteler très régulièrement avec des coups précis et légers, en avançant progressivement du talon vers la pointe.
    • Il faut frapper juste au bon endroit pour étirer le métal sans le plier ni le fissurer. On réalise souvent plusieurs passages.
    • Apprendre le battage : Il est fortement recommandé de suivre un stage, de regarder des tutoriels vidéo détaillés réalisés par des experts, ou de se faire montrer par un faucheur expérimenté. C’est difficile à expliquer parfaitement par écrit.
    • Alternative pour débutants : Il existe des outils à molette (ou gabarits de battage) qui guident le marteau ou utilisent une molette pour faciliter l’opération et la rendre plus accessible aux débutants.

Le battage peut faire peur au début, mais c’est une étape clé pour maintenir une faux traditionnelle performante sur le long terme.

3. Nettoyage et Protection de la lame

  • Après chaque utilisation (et même pendant les pauses), essuyez la lame avec un chiffon ou une poignée d’herbe pour enlever la sève et les débris.
  • Pour le stockage, surtout prolongé, appliquez une fine couche d’huile (huile de lin, huile pour armes, ou même huile de cuisine) sur la lame propre et sèche pour la protéger de la rouille.
  • Utilisez toujours un protège-lame (en bois, plastique ou cuir) pour recouvrir le fil tranchant lors du transport et du stockage. C’est essentiel pour la sécurité et pour protéger le fil.

Sécurité lors de l’utilisation de la Faux

La faux est un outil merveilleux, mais sa lame est aussi extrêmement tranchante. La sécurité doit être une préoccupation constante.

  • La Lame = Rasoir : Manipulez toujours la lame avec la plus grande prudence, que ce soit pour le montage, le démontage, l’affûtage ou le transport. Tenez-la par le dos ou le talon, jamais par le fil !
  • Protection des Pieds et Jambes : Portez impérativement des chaussures fermées et robustes (chaussures de marche, bottes…). Faucher en sandales ou pieds nus est extrêmement dangereux ! Le port de pantalons longs et épais est aussi recommandé pour protéger les jambes.
  • Zone de Fauchage Dégagée : Avant de commencer, assurez-vous que personne (adulte, enfant) et aucun animal ne se trouve dans votre zone de travail. Le mouvement de la faux décrit un large arc de cercle.
  • Attention aux Obstacles Cachés : Soyez vigilant aux pierres, souches, branches basses, piquets métalliques ou autres objets durs cachés dans l’herbe. Un choc violent peut endommager la lame, la faire ricocher dangereusement, ou vous déséquilibrer. Fauchez plus prudemment dans les zones inconnues.
  • Votre État Physique : Ne fauchez pas si vous êtes fatigué(e), si votre concentration baisse, ou si vous êtes sous l’influence de substances pouvant altérer votre coordination ou votre jugement.
  • Transport Sécurisé : Lorsque vous transportez la faux, mettez toujours le protège-lame. Tenez-la la lame pointée vers le bas ou vers l’arrière, jamais vers l’avant ou vers quelqu’un.
  • Stockage en Sécurité : Rangez la faux dans un endroit où personne ne risque de se blesser avec la lame. Idéalement, suspendez-la en hauteur, lame contre le mur, ou posez-la à plat dans un endroit dédié, toujours avec son protège-lame et hors de portée des enfants.

Le respect de ces règles simples vous permettra de profiter des bienfaits de la faux en toute sécurité.

Faux vs Débroussailleuse, Tondeuse, Coupe-bordures : Comparaison des outils

Comment la faux se situe-t-elle par rapport aux outils motorisés plus courants ?

Critère Faux Débroussailleuse Tondeuse
Vitesse / Efficacité Efficace sur herbe/foin, travail continu possible. Moins rapide que motorisé sur très grande surface plane. Rapide, polyvalente (herbe, broussailles, ronces selon outil de coupe). Très rapide sur pelouse rase et terrain plat.
Type de Végétation Herbe, foin, céréales, petites broussailles (avec lame adaptée). Très polyvalente (herbe, ronces, broussailles, petit bois). Pelouse (herbe pas trop haute).
Bruit & Émissions Silencieuse, Zéro émission. Très bruyante, Émissions (gaz, particules). Bruyante, Émissions (thermique) ou consommation électrique.
Entretien Affûtage fréquent, Battage occasionnel. Très simple mécaniquement. Moteur (carburant, huile, bougie, filtre), Tête de coupe (fil, lame), graissage… Moteur/Batterie, Lame (affûtage), Nettoyage carter…
Coût Investissement initial moyen, coût d’usage quasi nul. Investissement initial élevé, coût d’usage (carburant/électricité, consommables) important. Investissement initial variable, coût d’usage important (thermique) ou moyen (électrique).
Impact Faune/Flore Très faible impact, coupe nette, laisse le temps à la faune de fuir. Impact élevé (destruction directe de la petite faune, projections, bruit). Impact élevé sur la petite faune de surface.
Effort Physique Demande un effort modéré et régulier (bon exercice !). Technique importante. Fatigant à porter (poids, vibrations). Moins d’effort de coupe directe. Peu d’effort si autotractée et terrain plat.

Le coupe-bordures (rotofil) n’est pas vraiment comparable, car il sert aux finitions le long des obstacles, là où la faux ou la tondeuse ne passent pas.

La faux n’est donc pas une remplaçante universelle, mais une excellente alternative ou un complément pour des usages spécifiques où ses avantages (silence, écologie, respect de la faune, qualité de coupe) priment.

Questions Fréquentes sur la Faux

Quelques questions pour aller plus loin :

1. Est-ce difficile d’utiliser une faux ?

Cela demande un apprentissage de la technique de fauchage et surtout de l’entretien de la lame (affûtage et battage). Ce n’est pas une question de force brute : une faux bien réglée et bien affûtée demande étonnamment peu d’effort pour couper l’herbe. La difficulté réside plus dans l’acquisition du bon geste et du savoir-faire pour l’entretien.

2. Combien de temps faut-il pour maîtriser la technique ?

Les bases du geste de fauchage peuvent s’acquérir en quelques heures de pratique. Pour devenir vraiment efficace, confortable et maîtriser l’entretien (surtout le battage), cela demande plus de temps et d’expérience. Participer à un stage d’initiation est souvent très bénéfique.

3. Peut-on couper des ronces ou du petit bois avec une faux ?

Il existe des lames spécifiques dites « à broussailles », plus courtes, plus épaisses et plus rigides, qui permettent de couper de jeunes ronces ou des broussailles légères. Cependant, la faux n’est pas l’outil idéal pour le bois ligneux ou les ronces épaisses. Une serpe, un sécateur de force (ébrancheur) ou une débroussailleuse avec une lame adaptée seront plus efficaces et moins risqués pour l’outil.

4. Quelle longueur de lame choisir pour un débutant ?

Il est souvent conseillé aux débutants de commencer avec une lame de longueur moyenne (60-65 cm). Elle est plus facile à manier et à contrôler qu’une lame très longue, tout en étant assez polyvalente.

5. Où apprendre la technique de fauchage et le battage ?

Le mieux est de suivre un stage d’initiation proposé par des associations de faucheurs, des centres de formation en jardinage écologique, ou des artisans. De nombreuses vidéos de bonne qualité existent aussi en ligne, réalisées par des passionnés ou des professionnels. Recherchez des associations comme « L’Art de la Faux » ou des formateurs reconnus.

6. Est-il indispensable de faire du battage ?

Pour une lame traditionnelle, oui, c’est indispensable pour maintenir son efficacité sur le long terme. Sans battage régulier, l’affûtage à la pierre deviendra de moins en moins efficace. Pour une lame autrichienne, le battage est moins fréquent ou parfois remplacé par l’utilisation d’une molette spéciale, mais un entretien du fil reste nécessaire pour une performance optimale.

7. Où acheter une faux de qualité et des accessoires (pierre, enclume…) ?

Il est rare d’en trouver dans les grandes surfaces de bricolage généralistes. Adressez-vous à des vendeurs spécialisés dans le matériel de jardinage écologique, l’outillage traditionnel, ou directement auprès de fournisseurs reconnus (souvent autrichiens ou suisses) via leurs sites internet ou des revendeurs spécialisés. Les associations de faucheurs peuvent aussi vous conseiller.

Fauchez au rythme de la nature !

La faux est bien plus qu’un simple outil de coupe. C’est une invitation à une autre forme de jardinage : plus calme, plus respectueuse de l’environnement et de la biodiversité, plus connectée au rythme des saisons et à son propre corps. C’est un outil efficace pour l’entretien des prairies, des hautes herbes et de certaines zones difficiles, offrant une alternative écologique et silencieuse aux outils motorisés.

Son utilisation demande certes un apprentissage, notamment pour maîtriser le geste juste et surtout l’entretien essentiel de la lame (affûtage et battage). Mais une fois ces bases acquises, faucher devient une activité presque méditative et très gratifiante.

Bien choisir sa faux en fonction de ses besoins et de sa morphologie, la régler correctement, et en prendre soin sont les clés pour profiter pleinement de tous ses avantages.

Alors, si vous cherchez à jardiner autrement, à réduire votre impact environnemental, à profiter du silence et à faire un exercice physique bénéfique, pourquoi ne pas vous laisser tenter par cet outil ancestral remis au goût du jour ?

Envie d’essayer ? Renseignez-vous, trouvez un stage d’initiation si possible, choisissez une faux de qualité adaptée à vos débuts, et lancez-vous ! Adoptez la faux, et (re)découvrez le plaisir simple et profond de couper l’herbe au rythme de la nature !

(*) Actualisé 2 fois par jour/ Liens affilés / Images en provenance de Amazon Product Advertising API